Bronx : noir c’est noir mais Marchal n’est pas Soulages

Bronx d’Olivier Marchal sur Netflix pousse la noirceur au noir le plus complet sans y ajouter de nuances comme dans une toile de Soulages où chaque noir peut être différent. Efficace, mais pesant.

Le résumé

Dans les quartiers Nord de Marseille, une tuerie orchestrée par le clan Bastiani a lieu. Deux rivaux sont en charge de l’enquête, Vronski, un flic de la brigade antigang et Costa, un chef de groupe de la BRB aux pratiques douteuses. La situation dégénère lorsqu’un témoin-clé est assassiné durant sa garde à vue. En pleine guerre des gangs, Vronski et ses hommes, pour sauver leur peau, seront obligés de faire des choix lourds de conséquences…

Le film

On connaît bien le cinéma d’Olivier Marchal. Des personnages cabossés, des questions existentielles, la morale dans la société, le code d’honneur et les dérives permanentes de chacun d’entre nous… bref une vraie tragédie grecque à lui tout seul (dans le monde de la police et des truands tout de même).

Dans Bronx, aux sublimes décors marseillais, le paroxysme du noir est atteint ; malheureusement pas sublimé. Les flics ont des problèmes d’hommes comme les autres, les truands sont cruels mais aiment leurs épouses, les patrons sont corrompus (ou bien faibles), les corses sont… corses… et tout ce  petit monde là s’entretue allègrement sans que le fond du problème ne soit réellement affiché à la surface.

Alors, effectivement c’est efficace, Bronx est un film d’homme comme on en voit plus rarement ces temps-ci (on peut en discuter), mais on est loin du Parrain, de Un Cercle rouge, de Un prophète ou de LA Confidential (et même des Lyonnais).

Dommage.

🙂 🙂

La bande-annonce

L’interview d’Olivier Marchal

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