Une joie féroce : un livre entre 2…

Voici le nouvel opus de Sorj Chalandon adulé ici-même pour Mon traître et Rendez-vous à Killybegs, 2 livres où l’écriture serrée et l’analyse humaine portaient à son comble le talent complet d’un auteur original. Or, voici qu’après Le jour d’aprèssur la condition des mineurs, Une joie férocenous entraîne dans un tout autre registre, ou plutôt 2 : celui d’une jeune libraire combattant contre le cancer, et celui d’un « gentil » polar aux bons sentiments.

Le pitch de l’éditeur

Jeanne est une femme formidable. Tout le monde l’aime, Jeanne.
Libraire, on l’apprécie parce qu’elle écoute et parle peu. Elle a peur de déranger la vie. Pudique, transparente, elle fait du bien aux autres sans rien exiger d’eux.
À l’image de Matt, son mari, dont elle connaît chaque regard sans qu’il ne se soit jamais préoccupé du sien.
Jeanne, qui a passé ses jours à s’excuser, est brusquement frappée par le mal. « Il y a quelque chose », lui a dit le médecin en découvrant ses examens médicaux. Quelque chose. Pauvre mot. Stupéfaction. Et autour d’elle, tout se fane. Son mari, les autres, sa vie d’avant. En guerre contre ce qui la ronge, elle va prendre les armes. Elle était résignée, la voilà résistante. Elle se dresse, gueule, griffe, se bat comme une furie. Elle découvre l’urgence de vivre, l’insoumission, l’illégalité, le bonheur interdit, une ivresse qu’elle ne soupçonnait pas.
Avec Brigitte la flamboyante, Assia l’écorchée et l’étrange Mélody, trois amies d’affliction, Jeanne la rebelle va détruire le pavillon des cancéreuses et élever une joyeuse citadelle.

Un sentiment mitigé

2 parties se percutent dans Une joie féroce, la première se focalise sur l’héroïne et son combat sur le cancer qui lui tombe dessus et détruit une partie de sa vie. On suit son parcours, on partage ses angoisses, on s’insurge devant la réaction d’un mari qui fuit pour se protéger, mais de quoi ?

La seconde déroule le processus d’un braquage que l’on peut qualifier de récréatif et distrayant.

Mais autant il est possible au lecteur de s’identifier et de découvrir le quotidien d’une jeune femme qui en 5 minutes voit son statut exploser sans recours : « Ce matin, j’étais une fille rieuse de 39 ans. Cet après-midi, une femme gravement malade. Six heures pour passer de l’insouciance à la terreur. » Autant, la juxtaposition des 2 récits paraît artificiel et sans intérêt. 

Il semble que Chalandon ait perdu son « mojo », celui qui lui permettait de tendre des situations en suivant le fil de l’humain avec une originalité inégalée. Une joie féroce en est malheureusement bien loin.

;-(

Une autre critique

http:// http:// https://www.francetvinfo.fr/culture/livres/roman/une-joie-feroce-un-gang-de-femmes-contre-le-cancer-par-sorj-chalandon_3531155.html#xtor=RSS-3-[culture/livres]

Pour vous le procurer à la Fnac, mais c’est évidemment beaucoup mieux directement chez votre libraire.

https://www.fnac.com/SearchResult/ResultList.aspx?SCat=0%211&Search=une+joie+féroce&sft=1&sa=0

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