Emmanuel Guibert aux Beaux-arts

L’artiste Emmanuel Guibert expose ses dessins à l’Académie des Beaux-Arts du 10 Septembre au 18 Octobre. À ne pas manquer.

L’exposition

Cette exposition est effectivement à voir même sans être fan d’Emmanuel Guibert, artiste multi-facettes Emmanuel Guibert qui est connu pour sa trilogie Alan (La guerre d’Alanl’Enfance d’AlanMartha et Alan) et Le photographe -tous ses ouvrages étant abondamment lus et traduits-.

Emmanuel Guibert est l’invité par l’Académie des beaux-arts du 10 septembre au 18 octobre 2020 pour une exposition des biographies en bande dessinée consacrées à ses amis, l’ancien G.I. Alan Ingram Cope et le photoreporter Didier Lefèvre.  

De nombreux dessins sont montrés, accompagnés de récits, photographies, diaporamas ainsi que d’objets qui concourent à l’évocation de deux vies confrontées à l’histoire de leur temps ; la crise de 1929 en Californie et la Seconde Guerre mondiale en Europe pour l’une, l’Afghanistan des années 1980 occupé par l’Armée rouge pour l’autre.

Il s’agit de la première exposition de bande dessinée organisée à l’Académie des beaux-arts, au Pavillon Comtesse de Caen. Elle s’inscrit dans le cadre de BD 2020, année nationale de la bande dessinée.

A noter :  l’occasion de cette exposition, Emmanuel Guibert dédicacera plusieurs albums le jeudi 1er octobre de 17h à 19h au Pavillon Comtesse de Caen

La biographie de l’artiste

Né en 1964 à Paris, Emmanuel Guibert débute sa carrière dans la bande dessinée avec Brune, une œuvre sur la montée du nazisme dans un style graphique très minutieux qu’il abandonnera vite. L’album, qu’il met sept ans à réaliser, paraît en 1992. Fréquentant les auteurs de la toute jeune maison d’Edition L’Association, il commence à publier des récits dans la revue Lapin, et intègre l’atelier des Vosges aux côtés notamment d’Emile Bravo, Christophe Blain et Joann Sfar. Sur un scénario de ce dernier, il dessine La fille du professeur, Alph’art coup de cœur et Prix René́ Goscinny au Festival d’Angoulême en 1998. Emmanuel Guibert y met en place un dessin en sépia, sensible et souple, un style graphique que, versatile, il abandonne pour Le Capitaine écarlate avec David B au scénario (2000), album d’une facture très différente.

Toujours avec Joann Sfar, il débute en 1997 la série pour enfants Sardine de l’espace dont il écrit d’abord le scénario avant d’en assurer aussi le dessin. Il laisse libre cours à sa fantaisie et développe son formidable talent de conteur. Il dessine à partir de 2001 la série Les Olives noires (3 volumes) sur un petit garçon juif en Judée il y a 2000 ans, encore avec Joann Sfar au scénario, de nouveau dans un style inédit. 

En 1996, Emmanuel Guibert débute en revue la publication d’un projet ambitieux et de longue haleine, une suite d’albums inspirés par les souvenirs de son ami américain Alan Ingram Cope, La Guerre d’Alan (trois volumes de 2000 à 2008), L’enfance d’Alan (2012), Martha et Alan (2016). De son trait élégant et tout en retenue, d’une grande technique, Emmanuel Guibert excelle à mettre en scène la vie d’Alan, exposant l’intime avec une pudeur subtile. Ce magnifique travail de passeur de mémoire se prolonge dans Le Photographe (trois volumes de 2003 à 2006), inspiré des souvenirs et des photos rapportés de voyages en Afghanistan avec Médecins sans Frontières par le photojournaliste Didier Lefèvre. Ici, photos et dessins se complètent et se confondent, pour mieux fixer le temps et les souvenirs. Le Photographe sera récompensé à travers le monde avec le prix Essentiel d’Angoulême en 2007, le Eisner Award de la meilleure édition américaine d’une œuvre internationale et le Prix Micheluzzi de la meilleure série étrangère en 2010.

Dans Alan comme dans Le Photographe, Emmanuel Guibert, par son geste virtuose et sa technique, sublime l’intime et le quotidien, magnifie l’anodin et le temps qui passe, et surtout, place inconditionnellement l’humain au cœur de ses récits. Un intérêt pour l’autre que l’on retrouve aussi bien dans Des nouvelles d’Alain, livre sur les communautés rom d’Europe réalisé avec Alain Keler, que dans l’irrésistible série pour la jeunesse Ariol qu’il crée en 2000 avec Marc Boutavant au dessin. Là, sous couvert de raconter les aventures d’un petit âne anthropomorphe, il explore la vie moderne et le quotidien à hauteur d’enfant, faisant pour cela appel à ses propres souvenirs. Pour l’ensemble de son œuvre, Emmanuel Guibert reçoit en 2017 le Prix René́ Goscinny et, en 2020, le Grand Prix du 47e Festival International de la bande dessinée d’Angoulême. 

Informations pratiques

https://www.academiedesbeauxarts.fr/exposition-emmanuel-guibert-biographies-dessinees

Pavillon Comtesse de Caen de l’Académie des beaux-arts, 27 quai de Conti, Paris VIe Du 9 septembre au 18 octobre 2020
Exposition ouverte du mardi au dimanche de 11 heures à 18 heures
Entrée libre et gratuite 

Cette exposition s’inscrit dans le cadre de BD 2020, année nationale de la bande dessinée http://www.bd2020.culture.gouv.fr

Des interviews

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