Dark Waters : prenez votre respiration

Un sujet brûlant, un film glaçant et peu glamour et pourtant on y croit ! Avec Dark Waters de Todd Haynes, les petits, les sans-grades ont leur revanche (provisoire).

Sur Canal Plus.

L’histoire

(L to R) Tim Robbins as « Tom Terp », « Anne Hathaway as « Sarah Barlage » and Mark Ruffalo as « Robert Bilott » in director Todd Haynes’ DARK WATERS, a Focus Features release. Credit : Mary Cybulski

Robert Bilott est un avocat spécialisé dans la défense des industries chimiques. Interpellé par un paysan, voisin de sa grand-mère, il va découvrir que la campagne idyllique de son enfance est empoisonnée par une usine du puissant groupe chimique DuPont, premier employeur de la région. Afin de faire éclater la vérité sur la pollution mortelle due aux rejets toxiques de l’usine, il va risquer sa carrière, sa famille, et même sa propre vie…

Ce que l’on peut en penser (ou pas…)

Mark Ruffalo stars as « Robert Bilott » in director Todd Haynes’ DARK WATERS. Credit : Mary Cybulski

Didactique et impressionnant, correct et impersonnel, révoltant et bien-pensant Dark Waters de Todd Haynes nous entraîne dans le sillage d’un avocat contre la puissante firme chimique DuPont.

Cette forme d’héroïsme désintéressé semble être un marronnier du cinéma américain  (on se souvient avec plaisir de Erin Brokovich) qui, jouant de tous les codes d’écriture filmiques, aime à montrer/démonter le combat des faibles contre les puissants.

Peu glamour, le plaidoyer du film est in fine que le petit persistant peut beaucoup face à un géant même sans pieds d’argile. Alors, oui on se plait à ce combat inégal et volontaire d’un homme quasi seul face à un monstre de cupidité et de froid cynisme.

On se demande tout de même si une plongée en apnée dans ces petites villes liées à un employeur unique (c’est indiqué dans le film mais sans insistance) n’aurait pas élevé le débat… certes plus sociétal que cinématographique.

Bill Camp (left) as « Wilbur Tennant » and Mark Ruffalo (right) as « Robert Bilott » in director Todd Haynes’ DARK WATERS. Credit : Mary Cybulski

Lent et long, sans effet de manche, Dark Waters est un état des lieux, pas un cri de révolte et c’est peut-être ça qui manque…

🙂 🙂 🙂

Bande Annonce

Pour aller plus loin

L’histoire vraie :

Gains, un livre passionnant et foisonnant du grand  Richard Powers quasi sur le même thème.

(ici à la FNAC https://www.fnac.com/livre-numerique/a7440341/Richard-Powers-Gain#FORMAT=ebook%20(ePub)#omnsearchpos=1, mais c’est évidemment mieux chez votre libraire)

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