Dans une époque qui se cherche, l’Histoire peut être révélatrice et éclairante… la seule condition étant que la véracité soit respectée. Petit point sur la série « anglo-normande » et ce qui la sous-tend.
Un peu d’Histoire (pour les nuls dont je suis)

Guillaume le Conquérant, fils illégitime de Robert le Magnifique, duc de Normandie, est l’héritier d’une lignée de Vikings. Son ancêtre, Rollon, reçut la Normandie du roi de France au début du Xe siècle en échange de sa protection contre les raids. Il est né vers 1028, et orphelin très jeune (7-8ans et proclamé Duc), il affronta de nombreuses tentatives d’assassinat durant son enfance. Mais, visiblement, sa détermination était précoce, d’autant plus contre son ancien allié le roi de France Henri Ier !
En 1066, à la mort d’Édouard le Confesseur (roi d’Angleterre), Guillaume revendique le trône d’Angleterre, arguant d’une promesse faite par Édouard. Après avoir préparé minutieusement son expédition, il traverse la Manche avec une armée composée de Normands, Bretons et autres alliés.

La bataille décisive d’Hastings, le 14 octobre 1066, voit la victoire de Guillaume sur Harold II qui meurt au combat ( il venait d’être couronné roi et venait juste de battre un autre prétendant le roi de Norvège Harald Hardrada). Guillaume est couronné roi d’Angleterre.
Durant la décennie qui suit, Guillaume met en place plusieurs réformes administratives et fiscales, dont le célèbre Domesday Book (pratiquement toute la noblesse terrienne anglaise est remplacée brutalement par des barons franco-normands, transformant radicalement la structure sociale et politique de l’Angleterre notre Outre manche préférée).
(merci à Wikipédia – aidons-les financièrement- et à l’IA Claude – pas de besoins d’argent pour eux il me semble- pour les recherches)
Bon, d’accord, et la série King & Conqueror au milieu de tout ça ?

La série King & Conqueror (Canal+) prend des libertés avec la réalité historique, c’est certain : simplification des motivations de Guillaume, oubli de ses origines vikings, chronologie des batailles… Pas grave pensent certains (les mêmes peut être qui ont vu dans le Napoléon de Ridley Scott de 2023, un véritable cours d’histoire). Cependant cette approche « fictionnelle », même si d’aucuns la pense salutaire pour une série grand public, ne se traduit pas à l’écran par la puissance sans doute projetée par ce conquérant impitoyable.
Sans nul doute, la rivalité ascendante entre 2 rois putatifs de chaque côté du Channel et le moteur de la série, mais… l’ensemble est un peu long, pas très flamboyant et pose la question d’une reconstitution par des marketeurs -même inspirés- d’une histoire qui appartient à tous et non à un entertainment en ce moment influencé par des politiques aux visées « révisionnistes » (Merci George Orwell pour 1984).
Et sinon rendez-vous à Bayeux pour y admirer la première bd de l’histoire en tapisserie !

Et pour les férus de précisions historiques :




