MUSIQUE

Les 10 Chansons françaises qui célèbrent la nuit

La nuit n’est pas seulement un moment, elle est également état d’âme, et pour certains un complice, un miroir tendu à nos vérités les plus profondes. 10 titres phare pour éclairer cette obscurité…

Le sommet absolu. La chanson française sur la nuit, point ! Bashung (et les Valentins à ne pas oublier par la grâce de Edith Fambuena) et son parolier Jean Fauque ont créé quelque chose d’unique : une nuit trouble, ambiguë, où le mensonge est peut-être la seule forme de vérité possible. Un classique absolu du répertoire français. (triplement fan comme beaucoup…)

« C’est la nuit, la grande, la belle, ma complice et ma seule compagne, mon Isabelle. » Jonasz personnifie la nuit, en fait une présence féminine, vivante, presque charnelle. C’est l’une des plus belles déclarations d’amour à l’obscurité de toute la chanson française (c’est peu dire que je suis également très très fan …)

Le duo parisien Polo & Pan fait entrer la nuit dans l’ère de la pop électronique française. Leur nuit est sensorielle, faite de couleurs et de sons, de danses lentes et d’euphorie douce avec la voix voluptueuse d’Arthur Teboul (Feu ! Chatterton)

La nuit la plus intime avec Pomme, dont la voix à peine posée sur une guitare acoustique, en fait le lieu du doute amoureux, de la vulnérabilité assumée, de la tendresse qui hésite. Une nuit presque murmurée, à l’opposé des grandes déclarations (dans la bande originale du film La venue de l’avenir de Klapisch).

En 1963, Jean Ferrat met en musique un poème de Louis Aragon pour évoquer la déportation, les camps, l’innommable. La nuit ici n’est pas métaphore : c’est le titre même de l’opération nazie — Nacht und Nebel — qui faisait disparaître les résistants dans le brouillard sans laisser de traces. Une chanson-témoignage, une chanson-mémoire.

« Ils étaient vingt et cent, ils étaient des milliers / Nus et maigres, tremblants, dans ces wagons plombés… »

Ferré et la nuit, c’est une histoire d’amour anarchiste. Pour lui, la nuit est le temps de la liberté vraie — quand les maîtres s’endorment et que les poètes reprennent possession du réel. La voix grave de Ferré y est souveraine.

Avec ce titre, Salvatore Adamo dépeint la nuit comme complice des amants, gardienne des secrets partagés. Une nuit sentimentale, méditerranéenne, enveloppante.

Un joyau oublié des années yé-yé. Petula Clark, qu’on retient surtout pour Downtown en anglais, signe ici une chanson d’une mélancolie étonnamment moderne. La nuit qui n’en finit plus, c’est celle de l’attente — amoureuse, angoissée — où les heures s’étirent et où le silence devient insupportable.

Avec Paradize, Indochine revenait au sommet après une décennie d’oubli médiatique. Ce titre place la nuit au cœur d’une ritualisation amoureuse presque obsessionnelle. Trois nuits par semaine : la nuit comme rendez-vous, comme unité de mesure du désir.

Retiens la nuit est écrite par Charles Aznavour et composée par Georges Garvarentz.  Pour Johnny, alors jeune idole contestée par la critique, c’est sa première vraie consécration. Car cette chanson change tout : le titre se retrouve pendant neuf semaines en tête des ventes au printemps 1962. Et comme pour parfaire la légende, dans le film Les Parisiennes de Marc Allégret sorti en 1962, Johnny interprète la chanson aux côtés d’une certaine Catherine Deneuve, alors âgée de 17 ans. 

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