Profanes : le doute est permis sauf en l’amour

Avec Profanes, le magnifique roman de Jeanne Benameur, publié chez Actes Sud, chacun trouve sa voie et sa propre foi : en l’amour, en l’autre, en autre chose… 

Le résumé

Ils sont quatre, ils ne se connaissent pas mais ils vont rythmer la vie du docteur Octave Lassalle qui les a soigneusement choisis comme on compose une équipe – comme avant autour de la table d’opération, mais cette fois-ci, c’est sa propre peau qu’il sauve, sa propre sortie qu’il prépare. 
Ensemble, cette improbable communauté progressivement tissée de liens aussi puissants qu’inattendus, franchira un seuil, celui des blessures secrètes. 
Un hymne à la vie et un plaidoyer pour la seule foi qui vaille : celle de l’homme en l’homme.

Le livre

Chacun peut croire à tout et en tout… chacun peut également douter, ne pas savoir.

C’est tout le sel du roman de Jeanne Benameur. Un livre de subtilités, de pleins et de déliés manuscrits et ressentis.

Car tout est finesse dans Profanes : l’approche des sentiments, les relations des êtres, l’amour perdu, la peur de la vieillesse, le désir de vivre, les corps-à-corps, le lâcher prise…

C’est une magnifique humanité que l’on ressent à la lecture de ce livre si délicat. Les nuances apparaissent au fil des pages et de profane on devient fidèle éberlué devant la richesse des mots et la profondeur des sentiments cueillis par l’auteur.

Le doute, le cheminement, la foi (en quelque chose) sont les moteurs des héros de cette histoire unique et si attachante.

Chaudement recommandé

😉 😉 😉 😉

Le livre à la FNAC, mais c’est évidemment beaucoup mieux chez votre libraire qu’il faut soutenir (mais vous le savez déjà !) : https://livre.fnac.com/a6902522/Jeanne-benameur-Profanes-babel-1249#omnsearchpos=1

Rendez-vous avec l’auteur

Citations

« J’ai quatre-vingt-dix ans. J’ai à nouveau besoin d’une équipe. Il faut que ces quatre là, si différents soient-ils, se tiennent. Pour mon temps à venir. Je m’embarque pour la partie de ma vie la plus précieuse, celle où chaque instant compte, vraiment. Et j’ai décidé de ne rien lâcher, rien.« 

« Un profane aussi a le droit de douter. Le doute n’est pas réservé aux croyants.« 

« Je me demande, des fois, ce qui fait et défait tout ça, ce fatras, nos vies. Je me demande. L’église, c’est pas pour moi. Mais je voudrais bien pourtant qu’il y ait quelque chose derrière tout ça. Ça me soulagerait, rien que de savoir que c’est pas juste des affaires de sexe et de sang et d’argent, tout ce qu’on vit. Je voudrais bien, oui, qu’il y ait quelque chose d’autre.« 

« Se donner l’un à l’autre n’est pas qu’une expression. C’est un acte. Elle se donne. Sans retenue. Et lui aussi. Aucune barrière entre eux. La pudeur de chaque geste est telle qu’elle leur permet de tout oser. Hélène pense Il n’y a pas d’autre pudeur que la confiance. »

« Leur vérité, c’est la justesse. Plus aucune distance. Ce sont les corps qui pensent.« 

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