Antoinette dans les Cévennes : que la montagne (et Antoinette) est belle !

Quelle joie cette comédie romantique décalée où l’apprentissage de soi à travers un âne (Patrick) permet une catharsis d’un nouveau genre. Un petit régal !

Le résumé

Des mois qu’Antoinette attend l’été et la promesse d’une semaine en amoureux avec son amant, Vladimir. Alors quand celui-ci annule leurs vacances pour partir marcher dans les Cévennes avec sa femme et sa fille, Antoinette ne réfléchit pas longtemps : elle part sur ses traces ! Mais à son arrivée, point de Vladimir – seulement Patrick, un âne récalcitrant qui va l’accompagner dans son singulier périple…

Le film

Cette charmante fiction sous forme de comédie romantique ouvre modestement la voie à des codes très différents de nos habitudes. La tendresse, l’amour, la peur, l’abandon ont souvent été portés aux nues par des personnages typés, eux-mêmes emportés par une musique destinée à tirer des larmes aux yeux des spectateurs.trices de tous ordres.

Or, voilà que loin de ces clichés, Antoinette gère sa passion (pulsion ?) amoureuse par l’intermédiaire de Patrick, âne attachant et non moins récalcitrant sur les traces de Stevenson dans les Cévennes. Cet itinéraire qui aurait du être amoureux se transforme en parcours initiatique voire philosophique par la grâce de cette rencontre improbable mais ô combien gratifiante pour l’histoire tout comme les spectateurs.

Portée par cette « aventurière » d’un nouveau genre, l’histoire banale prend un relief inattendu et plaisant. Les rencontres, l’amusante notoriété d’Antoinette sur les chemins de randonnée, Patrick et surtout Antoinette magnifiquement interprétée par la lumineuse Laure Calamy font de ce petit film une véritable découverte, chaudement recommandé.

😉 😉 😉

La bande annonce

L’interview

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