Cinéma

Soylent green : le film qui avait tout prévu (ou presque) pour 2022

Affiche française

Chef d’œuvre dystopique de Richard Fleischer, Soleil vert (en français) tourné en 1973 était furieusement annonciateur du futur délabré de… 2022.  Et, nous y sommes malheureusement…

L’histoire

Leigh Taylor-Young , Charlton Heston Directed by Richard Fleischer

En 2022, les hommes ont épuisé les ressources naturelles. Seul le soleil vert, sorte de pastille, parvient à nourrir une population miséreuse qui ne sait pas comment créer de tels aliments. Omniprésente et terriblement répressive, la police assure l’ordre. Accompagné de son fidèle ami, un policier va découvrir, au péril de sa vie, l’effroyable réalité de cette société inhumaine.

Le film

Surpopulation, gaspillage des ressources naturelles, femme objet, paupérisation, dictature, réchauffement climatique, pollution extrême, disparition de la faune et de tout environnement, hyper-capitalisme, élitisme forcené, ghettos de riches et de pauvres… cela vous rappelle-til quelque chose ?  Soylent Green bien évidemment, le film des années 70 devenu désormais culte.

Prémonitoire (il est censé se dérouler en 2022), Soleil vert (en français) possède une poésie glaçante, malgré ses décors kitsch et un jeu d’acteurs (Charlon Heston, Eward G. Robinson, Joseph Cotten, Chuck Norris…) quelque peu désuet.

Après une exposition pré-générique fustigeant la révolution industrielle en quelques minutes, le film démarre en enquête policière dans un New York peuplé de 40 millions d’habitants.

Affiche US

À l’instar (plus tard) de Blade Runner, l’intrigue policière sert de fil rouge au film et ici à la dénonciation des comportements des classes dirigeantes et in fine de l’apathie des populations.

Un deuxième point d’orgue du film est la scène de l’euthanasie de Sol (Edward G. Robinson) qui re-découvre avec Thorn (Charlton Heston) une terre verdoyante et enchanteresse ô combien magnifiquement soutenue par la Pastorale de Beethoven*.

Pour l’anecdote (pour que cela en soit une) Heston a déclaré plus tard qu’il pleure vraiment dans la scène où le personnage de Thorn découvre qu’il ne peut plus arrêter le suicide de Sol. En fait, il était le seul à savoir sur le plateau de tournage que Robinson était réellement en train de mourir d’un cancer.

Bref, ce film visionnaire, malgré un flic macho et profiteur, est ourlé d’une poésie pessimiste malheureusement en phase avec ce que nous avons fait de notre planète en 50 années. Chef d’œuvre dystopique, glaçant et à avoir visionné une fois au moins dans sa vie.

Grand Prix du Festival d’Avoriaz 1974.

 

La bande annonce

Une autre analyse

* La musique

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2 commentaires

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