Les frères sisters : Audiard en demi-teinte

« Les Frères Sisters », le dernier film du cinéaste Jacques Audiard laisse perplexe au final. Western à la violence assumée (comme tous les films d’Audiard), ce nouvel opus quelque peu bavard, laisse sur sa fin malgré sa beauté graphique et sa bande son exaltante.

Le pitch

Charlie et Eli Sisters évoluent dans un monde sauvage et hostile, ils ont du sang sur les mains : celui de criminels, celui d’innocents… Ils n’éprouvent aucun état d’âme à tuer. C’est leur métier. Charlie, le cadet, est né pour ça. Eli, lui, ne rêve que d’une vie normale. Ils sont engagés par le Commodore pour rechercher et tuer un homme. De l’Oregon à la Californie, une traque implacable commence, un parcours initiatique qui va éprouver ce lien fou qui les unit. Un chemin vers leur humanité ?

Le film

Western traditionnel « les Frères Sisters » ne renouvelle pas le genre d’autant que Tarantino a déjà ajouté à ce type narratif une volubilité parfois excessive.

Dans la longue chevauchée des frères tueurs, on croise leur irritabilité  leurs atermoiements et leurs failles. Souvent sympathiques, nos brutes épaisses se dévoilent fragiles au fur et à mesure dans leur cheminement. Joaquin Phoenix, John C. Reilly rejoints par Jake Gyllenhaal et Riz Ahmed forment un quatuor d’acteurs épatants.

Cependant, alors que dans certains de ses films (Le prophète, Deephan) la violence constitue une acteur supplémentaire, elle se fond ici dans le paysage sans avoir la force qu’elle constituait dans une vie contemporaine et citadine.

Du coup, le propos, que l’on peut qualifier d’incertain, laisse quelque peu sur sa faim le spectateur qui, ne s’ennuyant  jamais, passe un moment agréable.

😉 😉

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