Broadway où tout n’est pas que paillettes !

Fabcaro tout en demeurant dans le registre de l’humour nous entraîne sur la voie du sourire mélancolique même si l’on rit encore souvent aux déboires de son quadra stressé. Un Broadway paru chez Gallimard très attendrissant.

Le résumé de l’éditeur

La vie n’est pas une comédie musicale. Une femme et deux enfants, un emploi, une maison dans un lotissement où s’organisent des barbecues sympas comme tout et des amis qui vous emmènent faire du paddle à Biarritz… Axel pourrait être heureux, mais fait le constat, à 46 ans, que rien ne ressemble jamais à ce qu’on avait espéré.

Quand il reçoit un courrier suspect de l’Assurance maladie, le désenchantement tourne à l’angoisse. Et s’il était temps pour lui de tout quitter ? De vivre enfin dans une comédie musicale de Broadway ?Après Le Discours, Fabrice Caro confirme son talent unique de prince de l’humour absurde et mélancolique.

Le livre

Stressé par sa vie familiale et  professionnelle, Axel, notre héros porte un regard désenchanté sur le monde qui l’entoure et… sur lui-même. Sa femme, ses enfants, ses voisins, une prof, ses collègues tout ce petit monde passe à la moulinette du regard acéré de Fabcaro sur nos travers et nos propensions.

Plus en demi-teinte que Le Discours également paru chez Gallimard, Broadway n’en dresse pas moins le portrait saisissant d’adultes perdus dans un monde qui les dépasse, voire les contraint.

Difficile de ne pas déceler des failles qui, en partie, pourraient nous appartenir dans ces héros en creux. On s’y amuse beaucoup, on y réfléchit un peu, on ne s’y ennuie jamais… tous en route pour Broadway !

🙂 🙂 🙂

Avec l’auteur et son ouvrage

Citations

« Nous aussi un jour nous montrerons des photos de nos enfants aux gens qui passeront prendre l’apéritif, nous aussi les prendrons en otages parce que ce sera pour nous la seule occasion d’oraliser une profonde blessure, et nous leur ferons visiter notre passé comme on fait visiter un musée, le musée du Paradis perdu. »

« J’entre dans la Biocoop et lance un bonjour que je veux bio, et je me demande ce que j’entends par là. Mais mon bonjour doit être suffisamment bio car les gens me répondent aimablement dans un concert feutré de bonjours bienveillants et là, subitement, on a beaucoup de mal à croire au déclin de l’Occident. »

Autres critiques d’ouvrages de Fabcaro

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