Cinéma

Les choses qu’on dit, les choses qu’on fait… et celles qu’on pense du film !

« Quel mal y a t-il à ce que 2 corps s’entendent bien ? » tel est le sujet du dernier opus d’Emmanuel Mouret à visionner sur Canal +. Énervant ou intriguant selon, ce film ne laisse pas indifférent.

L’histoire

Daphné, enceinte de trois mois, est en vacances à la campagne avec son compagnon François. Il doit s’absenter pour son travail et elle se retrouve seule pour accueillir Maxime, son cousin qu’elle n’avait jamais rencontré. Pendant quatre jours, tandis qu’ils attendent le retour de François, Daphné et Maxime font petit à petit connaissance et se confient des récits de plus en plus intimes sur leurs histoires d’amour présentes et passées…

Le film

En visionnant Les choses qu’on dit les choses qu’on fait et, même si le film peut pas mal agacer par ses marivaudages surannés, on peut également le trouver agréablement surprenant par ses questionnements autour du désir, du plaisir et de l’amour.

Ici, l’amour est quelque peu désespéré, désincarné et déconnecté de la réalité. Avec la double filiation de Marivaux et de Rohmer, Mouret, s’empare in fine du sentiment dans ses aspects les moins glamour. Faux-semblants, lâchetés, trahisons, mensonges, duperies…mais également excès de bons sentiments, amour du désir… se succèdent créant un mouvement qui mène le spectateur du vaudeville à la psychologie amoureuse. Le réalisateur balance en permanence entre une fausseté assumée et une forme d’introspection existentielle sans que l’on sache réellement si nous sommes éberlués par fascination ou par énervement.

Un peu léger, pas mal désabusé, Les choses… représente un objet frivole qui pourrait être le miroir d’une certaine population qui aurait lu René Girard et son désir mimétique (on ne désire jamais l’autre en soi, mais parce qu’on le sait lui-même désiré par un tiers, https://fr.wikipedia.org/wiki/René_Girard#Désir_mimétique).

Les critiques sont diverses et utilisent peu ou prou les mêmes mots : théatral, voyeurisme, bourgeoisie déphasée, marivaudage dépassé… Ils sont dans doute tous d’une véracité féroce, mais, dans un même temps, la magie du cinéma opère et le film séduit au-delà même de ses propres travers.

À rapprocher de Mademoiselle de Joncquières, film précédent de Mouret, peut-être plus adapté à ses dialogues très écrits et ses situations d’une autre époque.

Bandes annonce

La note de l'auteur

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2 commentaires

  1. Même impression que toi. Ne Sachant d’inabordables pas trop quoi en penser je me suis finalement laissée séduire par ce film original et intéressant sur le plan des sentiments

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