BD

J’aime “Moi, ce que j’aime c’est les monstres !”

Ému, bouleversé, attendri, apeuré, charmé… voilà l’état d’un lecteur après la lecture de Moi, ce que j’aime c’est les monstres, BD fleuve d’Emil Ferris. Incontournable !

Le résumé

Chicago, fin des années 1960. Karen Reyes, 10 ans, adore les fantômes, les vampires et autres morts-vivants. Elle s’imagine même être un loup-garou : plus facile, ici, d’être un monstre que d’être une femme. Le jour de la Saint-Valentin, sa voisine, la belle Anka Silverberg, se suicide d’une balle dans le coeur. Mais Karen n’y croit pas et décide d’élucider ce mystère. 

L’auteur

En 2002, Emil Ferris (née en 1962 à Chicago), mère célibataire et illustratrice, gagne sa vie en dessinant des jouets et en participant à la production de films d’animation. Lors de la fête de son quarantième anniversaire avec des amis, elle se fait piquer par un moustique et ne reprendra ses esprits que trois semaines plus tard, à l’hôpital. On lui a diagnostiqué une méningo-encéphalite : elle est frappée par l’une des formes les plus graves du syndrome du Nil occidental. Les médecins lui annoncent qu’elle ne pourra sans doute plus jamais marcher. Pire encore, sa main droite, celle qui lui permet de dessiner, n’est plus capable de tenir un stylo. 

La bande dessinée est très bien accueillie par de nombreux auteurs réputés (Alison Bechdel, Art Spiegelman ou Chris Ware) et obtient plusieurs prix notamment Prix Eisner 2018 du meilleur album et de la meilleure auteure et le Fauve d’or du 46e Festival international de la bande dessinée d’Angoulême, en 2019. 

Sam Mendes se voit confier par Sony Corporation son projet d’adaptation cinématographique.

Le livre

Oubliez tout ce que vous connaissez de la BD traditionnelle. Ici les cases pas plus que les bulles de dialogues n’existent. Les conventions volent en éclats, les pages en couleurs succèdent aux pages en noir et blanc.

Dessinée au stylo, cette histoire vraie, est tout à la fois une intrigue policière, un roman historique et un livre initiatique. Son format hors normes, à l’instar de ces personnages et du contenu fait de cette BD une rareté inoubliable.

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Un commentaire

  1. Mais alors, comment a-t-elle réussi dessiner cette BD, sans l’usage de sa main droite ? Suspens… En tout cas ça me donne très envie de m’y plonger !!

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